Parquetnimoulure présente

R I C E R C A R E ˟

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Rendez-vous avec Ettore Labbate

le samedi 2 juin 2018 à partir de 15h jusqu’à…

(installation, performance, vidéo)

˟Terme musical désignant une composition libre où l’auteur met en avant son action de « recherche ». Terme proche d’autres termes musicaux comme « fantaisie », « invenzione », « toccata » ou parfois « prélude », à savoir ces moments du « jeu hors jeu » où le compositeur s’autorise à inventer des choses nouvelles avec une extrême liberté des formes.

http://www.ettorelabbate.fr

Parquetnimoulure vous invite à l’exposition de

Laurence Descartes

vendredi1

Vernissage à partir de 18h30

Pudique ou prudente, la posture de Laurence Descartes manifeste un souci de ne pas trop en faire et de laisser les choses parler d’elles-mêmes. Chaque matériau qu’elle fréquente est réduit à ses plus simples attributs et mis à profit pour ses facultés de passer d’un état à un autre.

Diplômée de l’école cantonale des beaux-arts de Sierre (Suisse), Laurence Descartes a également suivi un apprentissage de tapissière-décoratrice à Genève. Elle y partage un atelier avec plusieurs artistes dans un espace artistique autogéré Le Vélodrome et est investie dans plusieurs associations à but culturel.

Exposition du 30 janvier au 20 mars 2016.

Vernissage le vendredi 29 janvier.

 

Bien jouer, une exposition de Léa Bénétou

Bien jouer

une exposition de

Léa Bénétou

du 20 septembre au 29 novembre 2015

Vernissage le samedi 19 septembre à partir de 18h30

Toit, passage, toboggan, fenêtre, présentoir… ces mots sèment la concrétude d’une cité. Les images associées sont une surprise ; formes relativement reconnaissables et formes géométriques se côtoient. L’ensemble, titres et images, crée un milieu inattendu : ici et ailleurs. Ce sont comme des balises, indiquant une piste à suivre. La virée promet d’être amusante. À la manière des imagiers pour enfants – dont les pages sont tournées afin d’apprendre à connaître les objets qui les entourent et à leur associer des mots – les dessins, peintures et installations de Léa Bénétou sont un rappel à notre mémoire de notre environnement architectural. Il faut jouer. Et bien jouer.

Mais sitôt appris, sitôt oublié ! La courbe d’Ebbinghaus*, pic abrupt, nous montre en effet comment notre mémoire évolue dans le temps : l’apprentissage peut être rapide mais décliner tout aussi vite. Faire infléchir la pente raide de la courbe d’Ebbinghaus consisterait à agir sur notre mémoire grâce à la répétition espacée d’une information : se rappeler avant d’oublier. La courbe dessinerait alors au sommet des ondulations régulières, signes qu’une rétention à long terme est en cours. Ainsi, nous faut-il sans doute tourner à nouveau les pages de l’imagier proposé par Léa Bénétou, passer et repasser devant ses balises afin d’en mémoriser les caractères, anciens et nouveaux. L’artiste reprend soit des formes connues de l’histoire de l’architecture contemporaine soit des formes génériques propres à l’espace urbain. La segmentation, les transparences, les aplats de couleurs, le tracé schématique, la décontextualisation restreignent cependant la répétition du même pour accueillir le fantasmagorique. Lorsque les édifices tendent à s’effacer pour laisser place à des structures abstraites – celles-là même qui ont été insufflées dans notre monde fabriqué – l’architecture semble redonner ce qui lui avait été attribué, révélant une complexe relation génétique entre l’homme, son milieu et la géométrie.

Toit, passage, toboggan, fenêtre, présentoir… petite piqûre de rappel pour nous remémorer les objets qui nous entourent, les regarder autrement, débuter un nouveau récit architectural. Il faut jouer. Et bien jouer. En danois, bien jouer se traduit leg godt, dont la contraction donne le mot Lego.

*En 1885, le psychologue Hermann Ebbinghaus publie dans son ouvrage La Mémoire : Recherches de psychologie expérimentale les résultats de ses travaux sur l’apprentissage. Au cours d’expériences pratiquées sur lui-même, il remarque que la répétition améliore la mémoire. Ses résultats ont permis d’établir la courbe d’Ebbinghaus, autrement appelée courbe d’oubli.

 

Parquetnimoulure participe aux Ateliers portes ouvertes les 3 et 4 octobre. De 14h à 18h.

« De mi-septembre à fin octobre, la nouvelle édition des « Ateliers d’artistes portes ouvertes » (APO) invite le public à visiter plus d’une centaine de lieux et manifestations autour des arts plastiques : ateliers de la Ville de Rennes, ateliers privés, galeries, Musée des Beaux-Arts, FRAC Bretagne, La Criée centre d’art contemporain, festivals divers… Une occasion unique de découvrir la richesse de la création locale, nationale et d’ailleurs, dans ses formes multiples (photographie, peinture, sculpture, dessin, installation, vidéo, film…). »

sigleCMJN                                                           catalogueATELIERSLIEUX

« à-côtés », une exposition de Pierre Galopin

Parquetnimoulure vous invite à l’exposition de

Pierre Galopin

« à-côtés »

Du 16 novembre 2014 au 4 janvier 2015

Vernissage le samedi 15 novembre 2014 à partir de 18h00

La coupole de Goldmann est un appareil permettant l’examen du champ visuel cinétique, particulièrement adapté pour déceler les déficits périphériques. Que découvrirait-on si l’on sondait avec un tel outil les « à-côtés » d’une pratique artistique que la vision binoculaire ne peut saisir directement ? L’exposition « à-côtés » propose de palier l’absence de visibilité de pratiques annexes, voire connexes, à celle dont Pierre Galopin nous habitue. Son travail de peinture dépasse déjà l’espace visuel saisi par l’œil regardant droit devant lui, pour révéler des procédés d’atelier qui sont une fin en soi et que l’artiste éprouve dans une production précipitée. Les peintures qui en résultent peuvent alors être lues comme les traces d’une expérimentation, susceptible de mener à son épuisement si le peintre ne décidait de la renouveler. Chaque toile, pourtant unique dans le hasard des vernis qui l’engrange, tombe dans une forme d’anonymat de masse, sans en pâlir. Chacune porte en elle l’éventualité d’un épilogue et d’un recommencement.

Les « à-côtés » d’une telle pratique artistique dévoilent des zones frontières où le champ axial et les champs externes se recouvrent. Ainsi, les feuilles de papier sur lesquelles Pierre Galopin nettoie ses rouleaux de peinture assument leur autonomie et obligent à un mouvement permanent des yeux ou saccades d’exploration, afin d’appréhender le nouvel espace. Les dessins à la visseuse procèdent de l’ingéniosité technique routinière à l’artiste, qui cherche à accélérer le mouvement mais rencontre ici sa propre contradiction : l’outil pouvant aussi contraindre à un manque de vivacité. Un dessin mural déplace par ailleurs les limites de l’artiste : changement de support (du châssis à la cloison domestique), changement de contexte (pratique d’atelier et pratique située), changement de cadence (production brève et expérience d’une lenteur d’exécution). Ce dessin interpelle silencieusement une pratique artistique établie, telle la tache de Mariotte qui correspond à la partie de la rétine où convergent les éléments essentiels à la vision et constitue un point aveugle.

Tracé, une exposition de Luc Baillergeau

Tracé

Le geste archéologique relevant de la fouille procède par soustraction du matériau terrestre afin de dévoiler les traces d’une époque ancienne. Inversement, la pratique de dessin de Luc Baillergeau opère par addition de strates (marqueur, blanco) afin de masquer certains types de traces et les questionner, celles évoquant les réseaux intentionnels que sont les routes représentées sur une carte ou encore celles formées par les réseaux accidentels que sont les plis du papier froissé. Par jeu, Luc parcourt minutieusement ces espaces, faisant du tracé la mesure nouvelle d’une terra incognita. La tournure rhizomique du recouvrement partiel des étendues choisies provoque un trouble – entre lisibilité et illisibilité – ainsi que l’expérience inédite d’un territoire. Dans cette balade sans destination ni escale, il y a un peu du voyage initiatique, l’apprentissage du dilettantisme, le voisinage d’une légèreté. Emprunter un chemin, se perdre, oser l’impromptu.

C’est un protocole presque ascétique qui autorise le déplacement, à la fois spatial et temporel. Le mouvement du tracé est répétitif et mécanique en même temps qu’il joue avec les aléas des surfaces de prédilection, jamais neutres. Point de feuille blanche mais des objets qui interrogent le principe de support, irréductible à son format mais entretenant des relations avec l’extérieur. En effet, ces objets sont empreints du milieu qui les a produits ; ils en sont les marques symboliques. La carte est porteuse d’un imaginaire tout comme le sac de papier jetable hâtivement froissé. Ces objets sont susceptibles de tisser des liens entre passé et présent. En ce sens, ils sont traces.

C’est ainsi le tracé qui révèle la trace, la chahutant par caresse graphique pour laisser advenir sa nature véritable, un devenir poétique.

Du 7 décembre 2013 au 5 janvier 2014. Vernissage le 6 décembre à 18h30.

Ouverture pendant les Ateliers portes ouvertes : jeudi 12 déc 18h-22h ; vendredi 13 déc 12h-17h ; samedi 14 et dimanche 15 déc 14h-19h.

Guide APO 2013